Désarmement nucléaire
Le désarmement nucléaire est l'expression qui désigne une volonté politique antinucléaire pour que les puissances militaires de par le monde contrôlent, limitent et réduisent leurs arsenaux nucléaires.
Bombardiers nucléaires B-52, démantelés suite à la signature de l'accord START
Traités de maîtrise des armements

Dans un climat de détente de la Guerre froide, la communauté internationale a estimé dans les années 1960 qu'il fallait stopper la prolifération des armes nucléaires.

La première étape fut la signature du Traité d'interdiction partielle des essais nucléaires, signé en 1963 à Moscou, par les États-Unis, l'URSS et la Grande-Bretagne.

En 1968, une avancée majeure est réalisée par la conclusion du Traité de non-prolifération nucléaire (TNP) qui fut signé par la totalité des États du monde sauf l'Inde, le Pakistan et Israël.

Entamées en 1969, les négociations sur la limitation des armements stratégiques, entre les États-Unis et l'Union soviétique, aboutissent à la conclusion des traités SALT I en 1972 et SALT II en 1979. Ces accords sur la planification et le contrôle de la production d'armes stratégiques seront prolongés par le traité de réduction des armes stratégiques (START I et II, signés respectivement en 1991 et 1993).

Également, le traité sur les forces nucléaires intermédiaires (FNI) est signé en 1987. Enfin, les négociations MBFR (sur la réduction mutuelle et l'équilibre des forces en Europe), qui avaient été engagées dès 1973 entre le Pacte de Varsovie et l'OTAN, ont abouti à la signature en 1990 d'un important accord de désarmement des Forces armées conventionnelles en Europe.


Situation actuelle

Pourtant, en dépit de ces différents engagements et malgré la chute du bloc communiste, la prolifération se poursuit. Et plusieurs pays ont toujours des programmes nucléaires militaires.

Les puissances nucléaires continuent de développer et de moderniser leurs arsenaux, à travers la modernisation de leurs arsenal (comme la France avec le développement du missile M51 destiné à succéder au missile M45), mais aussi à travers des simulations numériques (les essais nucléaires ayant été abandonné par les principales puissances nucléaires).

Actuellement, la Corée du Nord dispose de moins de dix têtes nucléaires selon les services de renseignements des États-Unis. Suite à cette révélation, la Corée du Nord s'est retirée du TNP en 2002, mais après des négociations, elle accepte en 2005 d'y être réintégrée. Mais le 9 octobre 2006 elle réalise un essai non-autorisé, en réponse, le Conseil de sécurité des Nations unies vote la résolution 1718 qui prévoit notamment des sanctions économiques.

L'Iran dispose peut-être aussi d'un programme militaire de recherche nucléaire, une enquête est actuellement (janvier 2006) en cours. L'Iran a construit une centrale nucléaire qui produira du plutonium qui pourrait être utilisé à des fins militaires
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