Prolifération nucléaire
Rouge : les cinq grandes puissances nucléaires
Orange foncé : les autres puissances nucléaires déclarés officiellement
Orange clair : les États suspectés de posséder l'arme nucléaire
Pourpre : les États suspectés de faire, ou ayant eu, des recherches sur l'arme nucléaire
La prolifération nucléaire désigne la propagation de la possession d'armes nucléaires dans le monde. On parle de prolifération horizontale pour l'augmentation démesurée des armes nucléaires et du nombre de pays détenteurs, et de prolifération verticale pour le perfectionnement de l’arme nucléaire.

Historique
Depuis l’obtention par les États-Unis de l’arme nucléaire, cette technologie est devenue une préoccupation considérable pour les États. C’est un symbole de puissance et de maîtrise dans le domaine de la science.

Mais les grandes puissances ont réalisé, entre autre suite à de grande crises entre les États-Unis et l’URSS, le danger lié à l’utilisation militaire du nucléaire. C’est afin de limiter la diffusion de la bombe nucléaire que le Traité de non-prolifération nucléaire (TNP) a été conçu en juin 1968, suite à la production d’armes nucléaires par les Soviétiques en 1949, par les Britanniques en 1952, les Français en 1960 et les Chinois en 1964. Signé par les États possédant l'arme nucléaire et une quarantaine d’autres, il est entré en vigueur le 5 mars 1970. Le TNP autorise les 5 États ayant acquis la bombe nucléaire avant 1967 à la conserver mais interdit aux autres de l’obtenir. En revanche, des facilités doivent être offertes aux États désirant avoir des programmes de développement de l’énergie nucléaire à des fins civiles. Il est important de remarquer que le traité comprend aussi une clause de désarmement (article VI), par laquelle les puissances nucléaires s'engagent à des négociations pour un désarmement sous contrôle international.

La quasi-totalité des États font parties du TNP (188 sur 191), mais son contrôle est rendu difficile. Un protocole additionnel existe depuis 1998, et assure une meilleure vérification de l’action des États, mais il n’a été signé que par environ 50 États. Par conséquent, plusieurs États ont tout de même créé des programmes nucléaires interdits, ou menacé de se retirer du traité.

Dans la pratique, les États nucléaires, qui sont pourtant les 5 membres permanents du conseil de sécurité de l'ONU, ne respectent pas leurs engagements, mais continuent de renouveler et moderniser leurs arsenaux nucléaires[1] et de faire de la recherche, en contradiction avec les articles 5 et 6 du TNP. Ils contribuent ainsi à la prolifération qu'ils alimentent objectivement, en déployant de nouvelles armes, mais aussi subjectivement, car en ne respectant pas eux-mêmes les traités, ils les affaiblissent et justifient de nouveaux contournements.

De plus, on repproche régulièrement aux États nucléaires de vendre les technologies du nucléaire civil sachant que, d'une part, lorsque l'on sait enrichir l'uranium à des fins civiles, on a résolu les principales difficultés pour concevoir l'arme atomique, et que d'autre part, une centrale nucléaire produit des "déchets radioactifs" qui seront réutilisables pour faire la bombe.

Par ailleurs, l'ancienne version officielle qui consistait à affirmer que les armes nucléaires constituaient, par leur seule possession, un effet purement dissuasif, s'est convertie. Ainsi, dans les récents discours des Présidents américains et français notamment, on entend aujourd'hui que l'usage de l'arme nucléaire est aussi envisagé dans la protection d'"intérêts vitaux", éventuellement de manière préventive

En outre, la miniaturisation des armes atomiques, ou Mini-nuke terme générique pour les armes nucléaires de trés faible puissance, permet depuis la fin des années 1950 la fabrication d'armes de courte portée prévues pour être utilisées directement sur le champ de bataille par exemple d'une part, et d'autre part leur transport dans une simple valise diplomatique. Ce qui laisse entrevoir que non seulement des États mais aussi des organisations parallèles sont susceptibles d'en disposer à court ou moyen terme.

Deux visions s’affrontent au sujet du nucléaire :

    * Certains prétendent que l’arme nucléaire est un outil de dissuasion, et a donc un effet stabilisateur. L’exemple classique est le cas du Pakistan et de l’Inde, qui possèdent tous deux l’arme nucléaire et qui ont vu les conflits territoriaux diminuer en intensité.
    * Pour d'autres, en revanche, l’arme nucléaire est un élément dangereux et déstabilisateur. En particulier, il permet aux États de moindre importance de faire du chantage en mettant toutes les puissances sur un pied d’égalité. La Corée du Nord est l’illustration de ce chantage, puisqu’elle menace régulièrement de poursuivre son programme nucléaire, dont personne ne connaît l'état d'avancement exact. On avance aussi que la prolifération actuelle transforme la planète en poudrière, de sorte que s'il était à nouveau fait usage de l'arme nucléaire, ou si un accident

Nous avons risqué à plusieurs dizaines reprises une guerre nucléaire, dont quatorze fois un conflit entre les États-Unis et l'Union Soviétique, suite à de fausses alertes, des erreurs humaines ou informatiques entre 1956 et 1962, dont onze incidents durant la phase la plus critique de la crise des missiles de Cuba  était interprété comme une agression, une guerre nucléaire s'ensuivrait presqu'inévitablement.
Les traités sur la prolifération nucléaire
La prolifération nucléaire est limitée dans un grand nombre de pays par les traités suivants :

  •     * Traité de non-prolifération nucléaire ;
  •     * Traité de Pelindaba ;
  •     * Traité de Tlatelolco ;
  •     * Traité de Bangkok ;
  •     * Traité de Rarotonga ;
  •     * Traité d'interdiction complète des essais nucléaires;
  •     * Initiative de sécurité en matière de prolifération
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