Pour pallier à cette future pénurie, des recherches sont menées pour extraire de l’uranium de l’eau de mer (l’uranium étant présent en très faible quantité dans l’eau de mer (de l’ordre de 3 mg/tonne) mais cela représente tout de même une quantité énorme sur toute la surface de la Terre). Cette extraction est possible mais non rentable à ce jour.

Une autre solution consisterait à utiliser des réacteurs surgénérateurs. C'est-à-dire un réacteur qui créerait plus de matière fissile qu’il n’en consomme. Le principe est très simple et ne contredit en rien les lois de la physique. Il consiste tout simplement à faire en sorte qu’à chaque fois qu’un neutron provoque la fission d’un atome fissile, d’autres neutrons rendent plusieurs atomes non fissiles en autant d’atomes fissiles. Pour arriver à un tel résultat il faut que le combustible soit composé de plutonium (fissile) et d’uranium 238 (non fissile) en proportions convenables. Mais à terme cela représente deux gros avantages :

- le plutonium est utilisé alors que dans certains pays il est considéré comme un déchet. Cela permet donc de réduire la quantité de déchets radioactifs.

- l’uranium 238 (la presque totalité d’uranium naturel) est transformé en matière fissile pouvant produire de l’énergie.

        Donc avec des surgénérateurs on peut produire jusqu’à cent fois plus d’énergie avec la même quantité de combustible ce qui permettrait d’augmenter la durée d’utilisation d’une manière non négligeable. Cependant en France la recherche sur les surgénérateurs en est au point mort suite à l’arrêt de Superphénix en 1998.
Que se passera-t-il lorsque les réserves de combustibles seront épuisées ?
Superphénix
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